Thème 5 : la Révolution française, un nouvel univers politique - CAN@BAE Histoire-Géographie

Thème 5 : la Révolution française, un nouvel univers politique Les violences révolutionnaires (1789-1799)

, par Pascal.Meriaux

1. Objectifs de la séquence

En classe de seconde, le thème 5 « Révolutions, libertés, nations, à l’aube de l’époque contemporaine a pour sujet « la Révolution française : un nouvel univers politique ».

Les fiches ressources proposent d’aborder cette question obligatoire en deux temps. « Il s’agit d’abord de comprendre comment naît la Révolution française. […]Un deuxième axe doit porter sur la dynamique révolutionnaire entre 1789 et 1804 pour comprendre les grands enjeux politiques de la période. Il ne s’agit pas de faire un simple récit chronologique des événements mais de dégager la logique politique de ce processus tout en insistant sur sa complexité. Ponctué par de grandes journées révolutionnaires, il mêle à la fois la défense de grandes idées et le rôle des circonstances. Nullement inéluctable, il se construit par l’action d’acteurs divers, grands personnages, institutions, sociétés et clubs, groupes sociaux. »

C’est dans le cadre de ce deuxième axe que cette séquence aborde la question des violences révolutionnaires comme le suggère les fiches ressources : « c’est aussi l’occasion de s’interroger sur la place de la violence dans le processus révolutionnaire, sur sa nouveauté ou, au contraire, sur sa continuité avec les formes du XVIIIe siècle. L’analyse de ces événements doit amener à les comparer pour souligner les évolutions caractéristiques de la décennie révolutionnaire : la radicalisation, à partir de 1791, la réaction et la question de l’arrêt du processus révolutionnaire après la chute de Robespierre. »

Cette approche autour de la question des violences révolutionnaires s’appuie notamment sur les travaux de Jean-Clément Martin et de son ouvrage paru en 2006, Jean-Clément Martin, Violence et Révolution. Essai sur la naissance d’un mythe national, Paris, Seuil, coll. « L’univers historique », 2006, 333 p.

Un article des cahiers de l’Institut d’Histoire de la Révolution française disponible en ligne permet de se faire une bonne idée de l’intérêt de la question pour lire et analyser le processus révolutionnaire : Jean-Clément Martin, Massacres, tueries, exécutions et meurtres de masse pendant la Révolution française, quelle grille d’analyses ?, in Cahier de l’Institut d’histoire de la Révolution française, N°3, 2011 (http://lrf.revues.org/201).

L’analyse peut être complétée (car le débat historiographique est vif) par cet article en ligne de Sophie Wahnich, du LAIOS-CNRS, qui répond notamment à Jean-Clément Martin : Sophie Wahnich, La violence politique dans l’historiographie de la Révolution française in Lignes (mai 2009) (l’article répond à la recension de La longue patience du peuple , 1792 naissance de la République, due à Jean-Clément Martin, parue dans les AHRF, n°354, 2008), (http://revolution-francaise.net/2009/06/02/326-peuple-et-violence-dans-lhistoire-de-la-revolution-francaise)

La séquence proposée poursuit ici un triple objectif :

• Dresser une typologie des violences révolutionnaires

• Identifier les acteurs collectifs et individuels des violences révolutionnaires

• Mettre en perspective le récit de grandes journées révolutionnaires entre 1789 et 1799.

L’analyse s’appuie sur l’iconographie révolutionnaire qui a contribué à diffuser « le mythe » de la violence révolutionnaire. Ainsi, la question également de la construction du mythe révolutionnaire peut être abordée en fin de séance. La Marseillaise ou encore la bataille de Valmy peuvent à ce titre est un support pour cette réflexion.

2. Démarche et déroulement de la séance

La séance se déroule sur 2 heures, elle fait suite à une première séance qui a abordé la question de la naissance du citoyen entre 1789 et 1791.

• Dans un premier temps, le professeur explique l’idée que la violence légitime est normalement le monopole de l’Etat. Pendant la période révolutionnaire, les troubles notamment entre 1792 et 1794 entraîne « un vide de l’Etat ». Que se passe-t-il alors ? Quelles violences ? avec quels acteurs ? Que se passe-t-il avec le retour de l’Etat (après la chute de Robespierre) ?

• Dans un second temps, le professeur à l’aide du diaporama présente dans un ordre soucieux de la chronologie, un certain nombre de journées révolutionnaires. Celles-ci sont regroupées afin de faire émerger une typologie des violences révolutionnaires. Chaque journée est l’occasion de faire un récit de ces journées et de leurs causes par le professeur ou par des élèves (travail personnel de préparation, chaque élève doit préparer une journée).

• Les élèves ont pour trace écrite, trois éléments : une chronologie où les journées sont replacées avec les régimes politiques successifs, une prise de note des récits de chaque journée et un schéma bilan construit au fur et à mesure des violences révolutionnaires et des acteurs.

• Une troisième heure peut aborder la question de la lecture mythique de cette violence révolutionnaire notamment commencée par les contemporains qui ont après la Terreur, construit un discours sur le caractère « exceptionnel » de la violence révolutionnaire.

3. Bilan et évaluation :

• Le travail proposé permet un investissement des élèves notamment à l’oral. Le récit des journées révolutionnaires s’appuyant sur des détails croustillants, des anecdotes et sur l’iconographie révolutionnaire intéresse les élèves.

• Le travail permet autour d’une thématique de comprendre le déroulement de la Révolution mais également sa complexité.

4. Outils et matériels nécessaires :

-  Un vidéoprojecteur

-  Le diaporama support du récit
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